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vendredi 7 janvier 2011

Nouvelles vagues

Un jour, je me le promets, j'irai passer mes vacances en Tchécoslovaquie. Ou en Hongrie. En Pologne ? Bref, l'une de ces régions d'Europe centrale ou de l'est qui furent bercées par un communisme digne de ce nom (c'est-à-dire sans Georges Marchais ni Robert Hue) en même temps qu'un folklore parcouru par des femmes-vampires (forcément lesbiennes) dont je souffre de n'avoir pas pris connaissance plus tôt, à un âge où j'aurais été, je le devine, autrement plus réceptif qu'aujourd'hui. Mais mieux vaut tard que jamais. Pour eux, je crie : "Hurrah" ! Et je remercie Notre Seigneur de m'avoir permis de découvrir le rock progressif hongrois, le jazz-funk polonais et la Nouvelle Vague tchécoslovaque ! Je les envierais presque, là-bas...
Dans le cas de cette dernière, il semblerait enfin qu'un éditeur français de DVD  (Malavida) ait eu le courage de défricher ce si riche terroir, et nous offrir les nombreuses pépites qui le parsèment. Je leur souhaite longue vie, espérant par là voir bientôt sortir, entre autres galettes, cette somptueuse adaptation de "La petite sirène", les aventures de cette apprentie "Harry Potter" sexy en diable(sse), ou encore cette envoûtante tragédie gothico-surréaliste.
Il faut dire qu'on leur devait déjà, outre une rêverie vampiresque toute davidhamiltonienne, la réédition de deux œuvres majeures - les bien-nommées "Petites marguerites" et "Fruits du paradis" - d'une contemporaine de JLG et d'Agnès Varda (cf. bio)... Ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin.
Enfin, comme les fins connaisseurs auront reconnu et apprécié à sa juste valeur la place qu'occupe la musique dans ces films, il me paraîtrait injuste de ne pas citer ici Lubos Fiser, compositeur pragois renommé dont les compositions mélodieuses caractéristiques continuent de me hanter semaine après semaine. Qu'on veuille bien en juger !
(R.I.P. 1935 - 1999)
S'il ne s'était agi que de la seule bande originale du film par lequel tout commença - il faut bien avoir présent à l'esprit que, dans certains cas, c'est en fonction de la musique que peut naître mon intérêt pour l'image -, ce ne serait rien. Mais il se trouve que, venant de Fiser, le charme a bel et bien opéré plus d'une fois. En témoignent les quelques clips qui vont suivre.
-  O Marysce a vlcim hradku (1ère partie, la deuxième restant à découvrir ici) :
 - Svatebni Kosile (1ère & 2ème parties) :

Comme par hasard, les BO (restées inédites) de la plupart des films sus-cités sont progressivement éditées depuis quelques années par le label d'Andy Votel. (Mais est-ce réellement un hasard ?) Grâces lui soient rendues ! Du coup, je pense que je vais très rapidement me renseigner pour ces futures vacances. Suggestions bienvenues.

dimanche 2 janvier 2011

Meilleurs voeux. Part 1.

Vu que c'est la période où l'on dresse un peu partout des bilans à propos de tout et n'importe quoi, je vais tâcher ici d'innover en pronostiquant quelques films que j'aimerais voir ressortir au cinéma ou, mieux encore, en DVD zone 2 (ce qui m'épargnerait enfin d'avoir à les... comment dit-on ? "Pirater" ?) en 2011. C'est toujours un peu plus original et, sait-on jamais, ça peut même donner des idées. Voici donc, en quelque sorte, mon pré-best of pour cette année nouvelle. Séquence "Made in USA" :
- Assault on precinct 13 (John Carpenter, 1976) :
Un pâle remake sorti en 2005 n'y a rien changé : l'original, le seul, le vrai, restera toujours le meilleur. Surtout si c'est Carpenter qui s'en charge.
 - Barbarella (Roger Vadim, 1968) :
Un film qu'il est physiologiquement impossible d'oublier une fois qu'on l'a vu ! (Depuis, je veux le même modèle à la maison.) Sacré Vadim !

- Chappaqua (Conrad Rooks, 1966) :
J'en fus ébouriffé. Si ce n'est pas là le meilleur film de drogués qui soit ?
-  Heavy Traffic (Ralph Bakshi, 1973) :
Nettement plus surréaliste que Fritz the cat. (Qui, dans son genre, plaçait déjà la barre assez haut.)
- Putney Swope (Robert Downey, 1969) :
Voilà ce que j'appelle un film vraiment funky. Et je ne parle pas (seulement) de la musique.
à suivre...