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vendredi 22 juillet 2011

Mangas Stories

J'avoue ne pas savoir par où commencer, tant cela afflue de toutes parts, me presse de tous les côtés, suinte de tous les recoins de mon être, et tout cela pèle-mêle, de façon quasi-anarchique, révolutionnaire, sans aucune espèce de hiérarchie possible à l'horizon. Autant dire que cela bouillonne ! Qu'avais-je donc fait pour que, des années après, cela soit de retour ?... Et d'abord : qu'est-ce que cela, me dira-t-on ?
Si, à peine remis, je procède lentement par étapes, rassemblant logiquement tous mes esprits, je pourrais situer l'épicentre de l'onde de choc dans un futur on ne peut plus proche : 2012, pour être précis. Et elle devrait ressembler à ceci :
Car : oui. Cela paraît difficile à croire, mais c'est pourtant bien réel : alors qu'on les croyait depuis enterrés (malgré les "sequels" et autres "specials"), les Ewing sont bel et bien de retour. Et Southfork, toujours debout. Bobby, JR, Sue Ellen... Aarf ! 30 ans après leur première apparition sur le petit écran français. Parce que, croyez-moi, "Dallas", c'est quelque chose que, même 30 ans plus tard, on ne peut pas oublier.
Le truc, c'est que cela m'a replongé, du même coup, dans cet autre univers impitoyable, celui de l'ombre, que l'on ne nomme pas : les génériques des séries télévisées. En général, il est prouvé de manière quasi-scientifique - études linguistiques comparées des thèmes à l'appui - qu'un bon nombre d'entre eux ne sont que les reflets de pâles transpositions de la version directement importée du pays du producteur. (Tout particulièrement lorsqu'il s'agit de dessins animés.) Ce qui, au demeurant, n'a guère d'intérêt en soi. Là où cela devient autrement plus intéressant, voire passionnant, c'est quand ledit générique du feuilleton TV se révèle une création originale. (Comprenez : un truc labellisé made in France, écrit par des auteurs-compositeurs et interprétés par des artistes bien de chez nous.) Et dans cette catégorie-là, force m'est de constater que notre beau pays en possède quelques-uns, et parmi les plus beaux fleurons (ceux-là même que le monde entier devrait - en toute logique - nous envier).
Exemple. Dans la catégorie des interprètes, tout d'abord, les premiers à payer physiquement de leur personne - c'est tout de même leur nom (voire, plus rarement, leur photo) qui apparaît (en médaillon) au recto de la pochette du disque -, on trouve deux mercenaires bien rodés, aguerris, si je puis dire, à ce périlleux exercice, et qui, loin de s'en plaindre, ont réussi à bâtir une partie (confortable) de leur carrière sur ce fil du rasoir : Jean-Pierre Savelli et Lionel Leroy. Pour ceux qui ne seraient pas encore en âge de les connaître, laissons le premier se présenter lui-même.
Et oui, Savelli n'a pas moins réalisé là qu'un grand écart : ou comment passer de Michel Legrand à Goldorak, puis de Goldorak à... Peter & Sloane ?...
... via "Albator", donc, comme il le disait (cela dit, on peut en douter si l'on écoute bien ladite version), mais d'autres encore, et non des moindres...
Cerise sur le gâteau, l'anecdote relative à Paul Persavon (alias le seul et unique Antoine de Caunes, donc, celui des "Enfants du Rock", de "Rapido" et... "Lucky Luke") nous semble même - rétrospectivement - amusante : on aurait presque envie de retourner exhumer ses vieux 45t des cartons du grenier, rien que pour voir.
Quant à Lionel Leroy, autre "voix" bien connue de nos tympans pré-adolescents, il ne s'est pas seulement rendu célèbre pour avoir été l'époux de Sheila. Que l'on veuille bien constater ici un instant la discographie qui suit : "Wonder woman", "Starsky et Hutch"...
"Ulysse 31"...
 "Pour l'amour du risque", "Bomber X", "Monsieur Merlin"...
Ce qui me ramènerait pour un peu aux soirées rituellement passées devant FR3, lorsque j'attendais la diffusion de cet "Ulysse 31", programmé en épisodes de cinq minutes durant la semaine, juste avant les "Jeux de 20 heures", puis en intégralité, le week-end... Le reste n'est que littérature, si je puis dire. Et, là, j'ai bien envie d'ajouter : Muhahahah !... Mais, bizarrement, rien ne sort, quelque chose m'en retient. Un je-ne-sais-quoi. Peut-être parce que le meilleur reste à venir.
Le meilleur ? Tous les collectionneurs de disques vous le confirmeront : le meilleur n'est pas forcément inscrit en lettres capitales au recto de la pochette des disques. En l'occurrence, si l'on examine un minimum celle du fameux 45 tours du "Albator 78" en question (parce que, bon, celui de 84 c'était déjà plus ça...), on distingue nettement, en police corps 10, les noms du compositeur ainsi que du parolier. Et, là, comment ne pas s'écrier : Eric Charden ??? Didier Barbelivien ??? Hélas. Si l'on ne présente plus aujourd'hui l'un et l'autre, si chacun pensait connaître dans les plus infimes détails les carrières nationales, mondiales, planétaires, respectives de ces deux immenses stars de la chanson française - ne pas se tromper : Stone accompagne toujours plus ou moins Charden ; Barbelivien avait plutôt choisi Félix Gray -, il ne faut pas non plus occulter l'existence officielle de cet éphémère duo. Car on leur doit également :
... ainsi que, grâce à Charden, cette petite chose qui s'appellait "Onze pour une coupe", et qui accompagnait la coupe du monde de football en Espagne, en 1982 (version Perec : je me souviens... de l'album d'images Panini...) :
Quand je vous disais que cela allait chercher loin... Leur pardonnera-t-ton ? (Genre : ils étaient jeunes, sans le sou, et ne mangeaient pas toujours à leur faim ?...) Cela dit, je dois malgré tout confesser un péché : j'éprouvais à l'époque un faible pour le morceau sur la face B du 45 tours d'Albator : un instrumental d'ambiance noire, assez sympa dans mon souvenir, principalement joué au synthé et qui s'appelait "La bataille d'Albator". Quant à Barbelivien, j'ai failli le prendre en sympathie le jour où j'ai découvert son meilleur morceau, "Un chagrin d'amour" :
 Mais c'est promis : on ne m'y reprendra plus.
(Dédicace spéciale à  un autre grand téléphage.)

jeudi 23 juin 2011

France 80

Quand j'étais plus jeune, que mes hormones commençaient de me titiller, à un âge où tout adolescent moyen - je suppose - recherche par tous les moyens qui sont à sa portée - sauf Internet, qui n'existait pas, je tiens à le rappeler : j'ai connu le minitel, moi... - le goût des sensations extrêmes, le frisson que procure le fait de braver les interdits - comprendre : mater des films X en cachette, sur Canal + (et, forcément, en brouillé puisqu'on n'avait pas de décodeur à la maison) -, la découverte de nouveaux types culturels un peu plus excitants que Les Enfants du Rock ou Ushuaïa (et dont on pourrait parler crânement le lendemain dans la cour du collège)... parmi les passages obligés, incontournables, on trouvait soit la lecture des romans de Stephen King, soit la revue Mad Movies, soit le visionnage de films d'horreur à la TV (les trois allant, en général, souvent ensemble). Et, dans les années 80, cela se passait fatalement soit sur La 5, soit sur M6.
Dans le cas du premier - car il reste celui à m'avoir le plus marqué -, une case dans la grille de leurs programmes était spécialement prévue à cet effet : l'émission était diffusée chaque lundi soir, et avait pour nom "Les accords du Diable".
Si l'on parle toujours de ses "premiers émois sexuels", qu'en est-il alors, pour notre adolescent moyen, lui qui peut découvrir, en semaine à 20h45, des films comme "Alien, le 8ème passager", "Vendredi 13", "Les griffes de la nuit", "Massacre à la tronçonneuse", "Evil dead", "L'exorciste", "Amityville, la maison du diable", "La malédiction"... et j'en passe ? Des émois fantastiques ? Horrifiques ? A cet âge-là, ce sont aussi des choses qui  vous marquent, que l'on n'est pas près d'oublier. Quant à la présentatrice de la susdite émission, celle-ci se faisait appeler... Sangria. Et, dans mon souvenir, elle ressemblait plutôt à ça :
J'imagine qu'à l'époque, on avait voulu nous la vendre comme une cousine éloignée de cette fameuse Elvira (voir photo ci-dessous) que le monde entier enviait aux Américains ? Sauf qu'on ne la ferait pas aux vieux briscards que nous étions !
Car, depuis, on s'est rappelé que le véritable nom de notre speakrine nationale était bien Catherine Falgayrac, qu'elle était devenue blonde, avait aussi présenté Téléshopping et qu'il lui arrivait enfin de chanter...
Bon. Les temps ont changé. Les sex-appeals aussi, me direz-vous. Même La 5 n'est plus. Du coup, l'on ne m'en voudra pas de vivre encore un peu dans mes souvenirs. Car j'en garde d'excellents, de ces moments rituellement passés devant le petit écran, émoustillé comme je le fus, à ne jamais manquer la diffusion de ces films dont personne ailleurs dans le PAF n'avait alors voulu (Canal +, chaîne cryptée, étant hors-jeu). Plus tard, histoire de ne pas s'arrêter en si bon chemin, rappelons que la chaîne de Berlusconi fut également la première à diffuser la génialo-cultissime série de David Lynch - c'était il y a déjà plus de vingt ans :
Par la suite, M6 voulut faire son beurre à son tour en proposant, le jeudi soir en deuxième partie de soirée, ses propres "Jeudis de l'angoisse". Mais le charme, survenu trop tard, n'opérait déjà plus - même si on devait reconnaître à "la petite chaîne qui monte" l'importation des comiques "Contes de la crypte".
Golden Years, chantait l'autre... Ce n'était donc pas faux. A moins que toute une éducation ne soit à refaire.

dimanche 19 juin 2011

La séquence du spectateur

"Le grand détournement :
Derrick contre Superman"
(France, 1992. Réalisé par Michel Hazanavicius & Dominique Mézerette.)
Résumé : suite à la fermeture de la cinquième chaîne de télévision française, l'inspecteur Derrick entreprend de monter une nouvelle formule de celle-ci, aidé par son fidèle équipier Hans. Mais certains sont prêts à tout pour les en empêcher...
Distribution :
Horst TAPPERT ..................................................... Derrick
Fritz WEPPER .......................................................... Hans
Roger MOORE .................................................... Brett Sinclair
Paul Michael GLASER ............................................. Starsky
David SOUL ............................................................ Hutch
Tony CURTIS ......................................................... Danny Wilde
Patrick Mc GOOHAN ............................................ Numéro 6
Roger HANIN ......................................................... Navarro
John FORSYTHE .................................................. Blake
Linda EVANS ................................................ Krystle Carrington
Lee Horsley .................................................... Matt Houston
Pamela Henshley .............................................. C. J.Parsons
George REEVES ................................................... Superman
David CARRADINE .................................... Kwaï Chang Caine
William SHATNER .............................................. Capitaine Kirk
Jean RICHARD ....................................... Commissaire Maigret
Christian MARIN .................................................. Laverdure
Jacques SANTI ....................................................... Tanguy
Michelle LEE ................................................... Karen McKenzie
Cherryl LADD ....................................................... Kris Munroe
Jaclyn SMITH ..................................................... Kelly Garrett
Shelley HACK .................................................... Tiffany Welles
et la participation de Catherine ALLEGRET ................ Léonie
(Bonus : script intégral disponible ici.)

mardi 26 avril 2011

Présentations. Acte II, scène 2.

Des années après, je ne trouve toujours rien à ajouter pour ma défense. Ni à retrancher. Les preuves à conviction m'accablent pourtant. Mais on voudra bien reconnaître que j'étais mineur au moment des faits - je le sais ; des témoins peuvent en attester - : m'accordera-t-on cette circonstance atténuante ? Séquence : "X Files".
Mes premiers frissons au volant...

Et les premiers constats (non amiables)...

 Un héritage paternel...

Un premier classique (de ceux que j'ai réussi à construire 
tout seul, comme un grand)...
Suivi d'un deuxième classique...
Un abus flagrant de séries télévisées japonaises...

Voire de séries télévisées françaises...

L'influence forcément américaine (même que c'était trop classe :
quand tu remuais son bras comme un levier, il changeait de tête !).
Des années après, je n'ai toujours rien à ajouter pour ma défense... Décidément, non : rien de rien. Tout cela m'est dorénavant bien égal. Et "que celui d'entre vous qui n'a jamais pêché [me] jette la première pierre" (Jean, 8).

mardi 1 mars 2011

Comme un ouragan

A celles et ceux qui n'auraient pas suivi  l'actualité musicale en France l'année dernière, il ne serait pas inopportun de rappeler que l'un des "tubes" majeurs de 2010 fut composé et interprété par un ex-musicien de Johnny Hallyday juste après que ce dernier l'ait viré de son line-up à la veille d'une tournée de concerts... au milieu des années 80. Déprimé mais pas rancunier, Pierre Billon transforma au final cette mésaventure en une chanson bien dans l'air du temps, mais qui n'allait devenir un hit - malgré elle (et pour des raisons qui dépassèrent sûrement Billon himself) - que quelques trente ans après.
A celles et ceux qui auront survécu au tsunami d'enthousiasme que suscita la résurrection miraculeuse de cette "Bamba triste", il ne serait pas inopportun de rappeler que, sensiblement à la même époque, débutait la carrière solo d'un autre ex-musicien (de Gilbert Montagné, Roland Magdane...) : Thierry Pastor, qui allait connaître un succès retentissant - 700 000 singles vendus  - dès la sortie en 1981 de son premier 45 tours "Le coup de folie".
1er degré ? Il ne faudrait ici nullement prêter foi à celui de la pochette du single (malgré son air qu'on jurerait tout droit sorti de la collection pour homme d'un catalogue La Redoute). Car une fois posé sur la platine, le disque tient toutes ses promesses. Et l'on comprend effectivement mieux les raisons d'une telle réussite.
version 1
Rappelons que Pastor n'a alors que 21 ans. Produit par l'immense Roland Magdane (auquel le chanteur ressemble d'une façon... personnelle), "Le Coup de folie" s'envole dans les hit-parades, s'exporte par-delà nos frontières et va jusqu'à connaître plusieurs adaptations - pas piquée des hannetons - dans nos pays voisins (exemple : la Belgique). Un deuxième single (chanté en anglais), un album suivront, puis d'autres... Mais sa carrière (en dents de scie suite à de graves problèmes de santé - un accident de la route -) restera malgré tout intimement liée aux années 80.
version 2
De prime abord, il ne serait question dans cette chanson que d'une banale histoire d'amour qui dégénère. En revanche, si l'on y prête une oreille un peu plus exercée, l'auditeur pointilleux y déchiffrera probablement "la transcription cathartique du temps traumatisant de la guerre d'Algérie, puisque les paroles appuyées musicalement : folie, fini yeahh et quitte tes gants de boxe sont des allusions dissimulées à la folie de la guerre d'Algérie et à la satisfaction évidente que cette guerre-tuerie soit enfin finie. Cette symbolique est appuyée par l'expression quitte tes gants de boxe, que l'on peut comprendre par "bas les armes, halte au feu" (dixit Wikipédia)... On en pensera ce que l'on voudra et, si l'on a rien de mieux à faire, on pourra toujours s'amuser à rechercher une signification sûrement cachée aux paroles de son autre tube : "Sur des musiques noires"...
Contre toute attente, la musique de Pastor rencontre encore aujourd'hui, un peu partout sur le web, un certain engouement auprès d'internautes que l'on imagine de tous âges et vaguement nostalgiques. Il semblerait enfin que l'homme ait continué de se produire dans divers galas et, en même temps, de prodiguer ses sages conseils à de nouveaux talents de la chanson française. On est désormais rassurés : les 80's ne sont pas encore enterrées !

mercredi 29 décembre 2010

Être et avoir

Séquence : "Choc des Cultures". Ce film a été réalisé sans trucages. Tout ce que vous voyez à l'écran a réellement existé. Vous n'êtes nullement victimes d'une hallucination. Vous ne vous trouvez pas non plus projetés dans une dimension parallèle quelconque. Simplement, cela s'appelait Les Années 80... Un phénomène dont on parle encore souvent de nos jours, notamment dans les journaux, la mode, la musique... Normal : les années 2000 leur doivent tout. (p.s : un bon point pour le futur DJ à la fin du clip ; un autre à qui m'a fait découvrir ce petit bijou.)

dimanche 26 décembre 2010

Présentations. Acte I, Scène 3.

Dis-moi ce que tu écoutes, et je te dirais qui tu es. L'adage serait-il également valable pour ce que l'on a écouté ? Il n'existe donc aucune prescription pour ces choses-là ? Car autant le dire franchement : dans les années 80, j'étais jeune, naïf, sans complexe, j'ignorais alors tout du bon (comme du mauvais) goût. Je bouffais à peu près à tous les râteliers. J'étais loin de me douter que certains avaient érigé en système des "principes" (c.à.d. leurs jugements de valeur) dont je ne me suis jamais méfié avant l'âge adulte. Et maintenant que je réalise la portée de cette pernicieuse instruction, cela me fait presque regretter l'époque où je me plantais devant mon téléviseur pour avaler des heures de clips musicaux, zappant sans état d'âme d'Antenne 2 à M6, en passant bien évidemment par Canal+ (mais seulement pendant les heures de programmation en clair) puis, plus tard, MTV ou MCM. Je peux ainsi associer mes plus anciens émois télévisuels conscients à la diffusion du clip "Boys Boys Boys", de Sabrina. Ce qui me laisse étrangement rêveur...
Pour en revenir à mes moutons, à mon ordre du jour figurait l'établissement des morceaux de Dance music old school qui m'avaient le plus marqué au cours de mon adolescence. Et bien ? Pas si facile. Parce qu'il y en a eu un sacré paquet. Je vous épargnerai les détails du processus de sélection non naturelle qui s'en suivit (et qui dut me prendre deux bonnes heures, mine de rien), pour aboutir directement au palmarès final que voici.
- Herbie Hancock "Rockit" (1983) :
Apparemment, je ne suis pas le seul à avoir été marqué par ce clip : tous les DJs américains qui ont commencé à faire de la musique dans les années 90 furent traumatisés par GrandWizzard Theodore (le scratcheur qui apparait dans le clip). Si j'ai donc raté une carrière, cela nous aura au moins révélé DJ Shadow, Q Bert, Jurrassic 5 et j'en passe...
- M/A/R/R/S "Pump up the volume" (1987) :
Un des premiers morceaux à utiliser ouvertement le sampler comme un véritable instrument. Fondamental, ici aussi, pour toute une génération. Et un carton planétaire.
- Depeche Mode "Never let me down again" (1987) : ici, pas de vidéo, tant cette chanson est archi-connue (et ses droits de reproduction archi-bloqués par la maison de disques). Seule solution pour voir ce superbe clip d'Anton Corbijn : ici. Quant à moi, le seul souvenir du riff du début suffit à me donner des frissons...
- Lil' Louis "French kiss" (1988) :
 Un classique de la House music. Culte !
- Soul II Soul "Jazzie's groove" (1989) :
Pour finir, LE son groovy qui marqua une bonne partie des années 90. Et pour cause ! Je m'explique. Le riff de batterie que l'on entend en boucle dans la chanson fut repiquée chez un obscur groupe américain de musique funk des années 70 à la plus qu'éphémère discographie : The Honeydrippers. Leur chanson en question, "Impeach the president", si elle passa relativement inaperçue à l'époque, fut en revanche samplée par à peu près tous les groupes de Dance music (Hip-hop, R'n'B ou ersatz : Trip-hop, Acid Jazz...) qui voulaient passer pour cool dans les années 90. Et cela en fait un certain nombre, si l'on en juge par la liste qui suit :
     3XDope - "No Words"
     A Lighter Shade of Brown - "Paquito Soul"
     Above the Law - "Kalifornia"
     Alkaholiks - "21 and Under"
     Alphabet Soup - "The Resurrection of Gertrude"
     Anotha Level - "What's That Cha Say?"
     Antoinette - "I Got an Attitude"
     Arsonists - "The Session"
     Audio Two - "Top Billin'"
     Big Daddy Kane - "Put Your Weight on It"
     Big Daddy Kane - "Smooth Operator"
     Biz Markie - "Alone Again (Naturally)"
     Blackstreet - "Joy"
     Bobby Jimmy & the Critters - "Wienie Whistlers"
     Boss - "Recipe of a Hoe"
     Capone-N-Noreaga - "Bloody Money"
     Christopher Williams - "Lonely"
     Chubb Rock - "I Need Some Blow"
     Chubb Rock - "Just the Two of Us"
     Chubb Rock - "What's the Word?"
     College Boyz - "Fuck All the. . ."
     College Boyz - "Hollywood Paradox"
     Common - "No Defense"
     Cree Summer - "Revelation Sunshine"
     Dana Dane - "Dana Dane with Fame"
     Dana Dane - "Little Bit of Dane"
     De la Soul - "Ring Ring Ring (Hey Hey Hey)"
     Digable Planets - "Rebirth of Slick (Cool Like Dat)"
     Dilated Peoples - "Guaranteed"
     DJ Jazzy Jeff & the Fresh Prince - "As We Go"
     DOC - "Mind Blowin'"
     Downtown Science - "If I Was"
     Dr. Dre - "Roach Intro"
     Eazy-E - "Eazy-Duz-It"
     En Vogue - "Give it up Turnit Aloose"
     EPMD - "Gots to Give the People"
     EPMD - "Headbanger"
     EPMD - "Total Kaos"
     Eric B and Rakim - "Move the Crowd"
     Everlast - "Pass it On"
     Fu-Schnickens - "Bebo"
     Gang Starr - "Alongwaytogo"
     Genius - "Pass the Bone"
     Goats - "Tricks of the Shade"
     Grand Puba ft Mary J. Blige - "Check it Out"
     Groove B Chill - "Hip-Hop Music"
     Hi-C - "I'm Not Your Puppet"
     Ice Cube - "Gangsta's Fairy Tale 2"
     Ice Cube - "Givin' up the Nappy Dug Out"
     Ice Cube - "Who's the Mack?"
     Illegal - "We Getz Buzy"
     InI - "Fakin' Jax"
     Insane Poetry - "Stalkin with. . ."
     Janet Jackson - "That's the Way Love Goes"
     Jazzy Grooves - "On the Rag"
     Jodeci - "Come and Talk to Me"
     Joint Ventures - "Fuck What Ya Heard"
     Jungle Brothers - "40 Below Trooper"
     Jungle Brothers - "Braggin' and Boastin'"
     K-Solo - "I Can't Hold it Back"
     K-Solo - "The Baby Doesn't Look Like Me"
     Karyn White - "Hunger"
     King T - "Can this Be Real?"
     Kwame - "Hai Love"
     LL Cool J - "Around the Way Girl"
     Lord Finesse - "Keep the Crowd Listening"
     Masta Ace - "Go Where I Send Thee"
     Masta Ace - "Rollin' with Um Dadda"
     MC Lyte - "10% Dis"
     MC Lyte - "2 Young for What?"
     MC Shan - "I Ran the Game"
     Meredith Brooks - "Bitch"
     Mick Jagger - "Sweet Thing"
     Najee - "Laid Back"
     Nas - "I Can"
     Nice & Smooth - "Down the Line"
     Nice & Smooth - "Funky for You"
     Nice & Smooth - "One, Two, and One More Makes Three"
     Nine - "Any MC"
     Notorious BIG - "Ready to Die"
     Notorious BIG - "Unbelievable"
     NWA - "Gangsta, Gangsta"
     NWA - "Kamurshol"
     NWA - "The Dayz of Wayback"
     Patti Labelle - "Right King of Lover"
     Professor Griff - "The Interview"
     Raw Fusion - "Rockin' to the PM"
     Red Hot Lover Tone - "I Like"
     Redhead Kingpin - "Do the Right Thing"
     Rumpletilskinz - "Hi Volume"
     Run-DMC - "Back from Hell"
     Scarface - "The Pimp"
     Shabba Ranks - "Mr. Loverman"
     Shaggy ft Janet Jackson - "Luv Me, Luv Me"
     Shyheim - "Napsack"
     Slick Rick - "It's a Boy"
     Slick Rick - "Moses"
     Soul II Soul - "Jazzie's Groove"
     Sounds of Blackness - "Everything's Gonna Be Alright"
     Sounds of Blackness - "I'm Going All the Way"
     Special Ed - "Ya Wish Ya Could"
     Spoonie Gee - "You Ain't Just a Fool, You're Same Old Fool"
     Super Lover Cee & Casanova Rud - "Do the James"
     Tekken 3 - "End Theme"
     Terminator X - "Back to the Scene of the Bass"
     Terminator X - "Juvenile Delinquintz"
     Tupac - "Rebel of the Underground"
     Ultramagnetic MCs - "Dolly and the Rat Trap"
     Ultramagnetic MCs - "Funk Radio"
     Wu-Tang Clan - "Wu-Tang Clan Ain't Nothin' to Fuck wit'"
     X-Clan - "Ooh Baby"
     X-Clan - "Raise the Flag"
     X-Clan - "Verbal Milk"
     Y'All So Stupid - "Van Full of Pakistans"
     Yo-Yo - "Letter to the Pen"
CQFD... Comme dans tout classement, manquent fatalement ici des noms (New Order, Massive Attack...), des titres (Blue Monday, Loaded...) que je n'ai pas pu insérer ici. Honte et opprobre sur moi ! Mais je ne m'en soucie guère. Me connaissant, je trouverais sûrement un moyen ou un autre de les caser dans ce blog. En attendant, ce petit flashback m'a presque mis en appétit. Pour un peu, je me lancerais dans l'exploration de mes années 90...

dimanche 19 décembre 2010

Présentations. Acte I, scène 2.

Tentative de portrait (suite). Figure ici une brève (et donc non exhaustive) galerie d'objets qui, tels des balises, fixèrent à jamais les repères de mes années d' "adolescent-moyen-à-appareil-dentaire-apparent". La plupart d'entre eux mériteraient, selon moi, sinon leur place dans les divers musées parisiens respectifs, au moins une étude sociologique (type Bourdieu), tant ils reflétèrent, chacun dans sa catégorie, une sorte de nec plus ultra indispensable à toute victime de notre société de consommation digne de ce nom. Séquence : "Culte".
- La mode (survêtement Adidas "Challenger") :
 - Les technologies (micro-ordinateur Amstrad CPC 464) :
- Les loisirs (Télécran) :
- Le sport (album panini España 82) :
- Le graphisme (comics Spécial Strange n° 25) :
- Les télécommunications (Minitel) :
- La musique (33t Rendez-vous, de Jean-Michel Jarre) :
Tout cela et bien d'autres choses encore se trouvent répertoriées ici. Pour finir, vous trouverez un bonus inavouable caché ici .
 To be continued...