lundi 9 avril 2012

Interdit aux moins de douze ans

Ce souvenir doit logiquement remonter à mes années passées au collège (vers 1986-87, je dirais, puisque j'avais réussi, grâce à la complicité paternelle, à aller voir la susdite réédition du "Bal des vampires" avant l'âge légal indiqué sur l'affiche). Hé hé hé... Malheureusement, c'est aussi de là qu'une partie de mes malheurs d'adolescent découla : hélas ! comme beaucoup d'autres hommes à la sortie du film, j'étais tombé amoureux de Sharon Tate. Car c'était indéniablement ELLE qui, du début à la fin, m'avait bel et bien vampirisé !
Bien évidemment, on comprendra mieux en restituant le technicolor de l'époque. Parce que, en plus, elle était rousse... Et tous ceux qui, comme moi, ont vu ce film à une époque ou à une autre furent, j'en suis persuadé, à jamais marqués par cette scène de bain qui n'en finit paaaaas.
 
D'autant plus que, une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, il se trouve que, un peu plus tard dans le même film, la "vamp" en question nous gratifie d'une seconde séquence dans une autre baignoire... Autant dire que, pour l'adolescent que j'étais, ce furent des moments... inoubliables. Peut-être pas au sens cinématographique du terme, certes, mais pas loin - à tout prendre, au moins au niveau de la photogénie.
Bref : voilà. Sharon Tate. Et tout est dit. Mais il ne faut pas croire que toutes les photos furent extraites du film même. Je soupçonne le réalisateur d'en avoir profité lors du tournage... De toute façon, depuis, je déteste Roman Polanski. (Et aussi Charles Manson, forcément.) Même si j'ai dû revoir le film une demi-douzaine de fois.... En revanche, ayant lu "Carmilla" entretemps, je ne peux plus m'empêcher désormais d'aimer les films de vampires avec de belles femmes aux longs cheveux dedans. Roux ou non.
L'on pourra toujours continuer de rêver ici...

lundi 2 avril 2012

Nuxx Channel : Bach est-il une rockstar ?

Et je le prouve :
 (Jethro Tull "Bourrée", 1969)
(Egg "Fugue in D minor", 1970)
(Fusioon "Tocata Y Fug", 1974)
(Aleph "Toccata", 1971)
Etc., etc. Qui sait ? Je suis convaincu qu'il aurait même pu faire carrière en tant que producteur-compositeur-arrangeur-remixeur, ce sacré Johann !...

dimanche 25 mars 2012

Nuxx Channel : Cambodia Star

Il faut bien admettre que Youtube offre un avantage indéniable, celui de faire découvrir des musiques, des artistes qui, sans les communautés d'uploaders passionnés du monde entier, seraient restées à jamais oubliées, voire pire : inconnues. Ainsi, par exemple, il est tout à fait possible d'écouter en ligne, en aparté des compilations qui existent déjà, des morceaux inédits, non compilés, de la chanteuse cambodgienne Pan Ron - ou Pen Rân -, star dans son pays durant les années 60 et jusqu'à l'invasion par les soldats Khmers en 1975. Depuis, il semblerait que l'on ignore encore tout de sa vie, et même si elle a seulement survécu...
A ce propos, l'on signalera ici, à juste titre, le travail documentaire du réalisateur américain John Pirozzi qui, en l'espace de deux films - dont le dernier reste en préparation -, a entrepris de réhabiliter et/ou commémorer cette scène riche et oubliée : Sleepwalking Through The Mekong et Don't Think I've Forgotten...

samedi 17 mars 2012

The Balkan Project

Des troubadours comme on n'en voit plus. Voilà pour le côté "carte postale". (Comme ça, c'est fait.) Car quoi de mieux, en matière d'introduction, prélude à l'exploration d'une terra incognita musicale, que ce bon vieux concours Eurovision ? (En l'occurrence, il s'agit ici de celui de... 1968.)
C'est en fouillant avidement la toile que j'ai réalisé l'absence plus que flagrante - et inexpliquée - sur le marché de compilations de rock psychédélique et/ou progressif yougoslave. Du moins, ex-yougoslave. (Puisque la Yougoslavie n'est plus ce qu'elle était.) Mon idée était donc, pour y remédier, d'explorer ce que ce nouveau conglomérat de pays avait bien pu offrir au-delà de ce mix "garage sixties" - déjà honorable - que voici :
Et, là, sans le savoir, on tombe déjà dans un premier piège. Dans un premier temps, tapez "yugo rock" dans le premier moteur de recherche venu, puis comparez ensuite les résultats obtenus avec ceux sortis en tapant "jugo rock". Surprise ! Force est de constater qu'il faut d'emblée savoir jongler avec ces subtilités pour parvenir à quelque chose de cohérent et, surtout, de complet. En outre, n'étant pas plus que ça fan du son "garage sixties", j'ai donc passé pas mal de temps à droite et à gauche afin de défricher puis compiler - selon mon goût - une brochette de titres dans un esprit davantage psychédélique-progressif, mais typiquement seventies, cette fois. En ressortent logiquement moult chevelus à moustaches aux guitares hard et vaguement disciples de Jethro Tull, une poignée de folkeux portés sur la sitar, de faux Monks, un organiste jazz-funk qui se fait appeler "Pop", un Goran Bregovic méconnu, etc. Le résultat fut, je dois dire, extrêmement surprenant, tant la qualité, la diversité étant au rendez-vous, et ce autant musicalement que graphiquement (certains visuels de pochettes de disques étant simplement somptueux), dépassant parfois même mes espérances (après cela, impossible de dénier la musicalité d'une telle langue) ! Ce qui, une fois de plus, me pousse à m'étonner : à l'heure où les pays de l'Est sont abondamment et régulièrement pillés par les maisons de disques un minimum pointues, comment se fait-il que cette région du monde reste encore inexploitée (entre autres, le catalogue du label Jugoton suffirait à exciter les sens de tout aficionado) ? Si cela peut donc donner des idées, welcome to "The Balkan side" !
Il serait certes fascinant mais laborieux de présenter ici chaque groupe de façon détaillée (le web fournira suffisamment de références qui y pallieront). De fait, je préfère laisser parler la musique seule, ce qui devrait encourager à donner des idées, et me contenter de donner le tracklisting retenu, qui se présente donc comme suit : 1°) Igra Staklenih Perli - Gusterov Trg (1978). Heavy-progressif.
 2°) Indexi - Svijet U Kojem Zivim (1971). Pop psychédélique.
 3°) Izvir - Medtem (1976). Progressif.
 4°) Grupa Tac - Jagodinsko Momce (1977). Progressif.
 5°) Drugi Nacin - Zuti List (1975). Progressif.
 6°) Hobo - Druzenje 3 (1975). Progressif. Un seul album recensé, particulièrement rare !
 7°) Tihomir "Pop" Asanovic - Majko Zemljo (1974). Jazz-Funk.
8°) et 9°) sont, en réalité, davantage de courts intermèdes que des réels morceaux : dus à Pop Masina puis à Buldozer, je recommande vivement l'écoute de leurs albums respectifs Kiselina (1973) et Plujni Istini U Oci (1975), autrement plus représentatifs des styles de chacun. 10°) S Vremena Na Vreme - Cudno Drvo (1973). Folk psychédélique.
 11°) Hobo - Srebro (même album, 1975).
 12°) Goran Bregovic & Bijelo Dugme - Znam Za Jedno Tiho Mjesto (1975). Goran Bregovic avant l'heure. Progressif.
 13°) Had - Put U Nista (1972). Pop psychédélique.
 14°) Pro Arte - Uvijek Iste Stvari (1970). Pop-progressif.
 15°) Trio Dag - Na Drini Cuprija (1974). Folk Psychédélique. Très très cher...
 16°) Zeteoci - Noc (1969). Les "Monks" locaux ? Pop psychédélique religieuse.
Bien entendu, la liste est loin d'être exhaustive : ainsi, outre la discographie complète de certains, il aurait également fallu parler ici des albums de la chanteuse Josipa Lisac, des faces B de Grupa 220, des 45t de Time ou Yu Grupa... Mais, au final, ce début de balade dans l'ex-Yougoslavie des années 1969-1979 fut, en ce qui me concerne, une découverte particulièrement agréable. Au final, une musicalité riche, variée, originale, qui reste forcément à découvrir, encore et encore, mais aussi à faire découvrir (Andy Votel, si tu m'entends...) ! Gare, toutefois : certains disques particulièrement rares peuvent se payer à prix d'or ! Et comme ici, en France, dans notre capitale des âmes, l'on approche d'une période de convention cidiscéenne...

jeudi 1 mars 2012

A mon âge, tout de même !...

Comme je ne reviendrai pas dessus (je pense qu'il n'est pas trop difficile d'imaginer dans quelle tranche d'âge votre serviteur se situe), j'espère que ceux qui se trouvent également dans la même catégorie que moi, et qui recherchaient eux aussi, en quelque sorte leur "temps perdu", sont déjà tombés, à un moment ou un autre, sur cette petite pépite qu'est la revue Schnock !
Où il est dit que cette revue faite pour nous, les "vieux de 27 à 87 ans", a fait cohabiter dans ses colonnes, entre autres, Jean-Pierre Marielle, Bernard Kouchner (période Actuel) et Pif Gadget (n° 1), Amanda Lear, Alain de Greef et Le Cinéma de Minuit (n° 2)... Si cela vous parle, c'est que, comme moi, vous êtes bon (pour le service) ! Pour les autres, cela peut toujours valoir un coup d’œil. Banzaï !
Et si, avec ça, on n'a pas réponse à tout, on s'en sera au moins vachement rapproché...

dimanche 12 février 2012

Face A / Face B.

Qui est Saffron ? A-t-elle jamais réellement existé ?... Personne ne le sait. Sauf Saffron. Car Saffron reste un mystère. Et tout ce que nous, simples mortels, saurons jamais d'elle tient sur les deux faces d'un seul et même disque, un unique - et obscur - 45 tours paru il y a plus de quarante ans sur un label américain :
Face A : "Vision Is A Lonely Word"
 Face B : "All Your Ambition"
 We love you, Saffron...

mardi 7 février 2012

Tous les chemins mènent au Pakistan.

A priori, fortiori et posteriori, deux mots tels que "Dracula" et "Pakistan" n'étaient pas faits pour cohabiter au sein du même moteur de recherche internet. Pourtant, s'il vous arrive de les accoler un beau jour ("c'est en faisant n'importe quoi qu'on..."), fortuitement et sans trop y croire, j'aime à penser que vous ne serez pas moins agréablement étonnés que moi du résultat ! Car il y en a bien un. Unique, certes, mais tout de même : il existe. Qui l'eût cru ? Pour cause, puisque LE seul film de vampires pakistanais jamais réalisé date déjà de... 1967. Mais attention : cela reste un pur produit lollywood : on y a peur, certes, mais on y chante et danse comme dans tout bon film produit là-bas qui se respecte. C'est parfois même assez... hot (si l'on sait apprécier les canons de l'époque) !
Ici, le Dracula en question s'appelle Dr. Tabani. C'est en réalité un scientifique qui, du jour au lendemain, croyant découvrir la formule d'une potion d'immortalité, devient malencontreusement un vampire. Et, forcément, comme tout vampire, il a besoin de sang humain... Voilà pour le pitch. Sans trop de surprises, on retrouve dans ce "Zinda Laash" les principaux ingrédients qui font tout film fantastique : le château gothique, les femmes-vampires, les cercueils, etc. Et si l'action est supposée contemporaine, on reste quand même dubitatif devant ce film qui semble avoir été tourné 30 ans plus tôt.
Le résultat, contre toute attente, fut plus ou moins banni des écrans à sa sortie. Mais rencontra en même temps un certain succès ! Comme quoi... Toujours est-il que les amateurs décalés qui s'assument, ceux de kitsch et autres nanars, pourront aisément trouver une édition dvd de la chose chez Bach Films ; à éventuellement voir pour le côté "curiosité"... et puis un peu aussi parce qu'il a une bonne tête, finalement, ce Dracula masala.
(A peine un peu plus tôt, le même personnage...) Alors que je cherchais une idée de cadeau, je me suis rappelé qu'il n'existait guère d'anthologies consacrée à l'une des plus grandes chanteuses pakistanaises de tous les temps : Nahid Akhtar (ou Naheed Akhtar, ou Naheed Akther, ou...). Du moins, pas selon mon goût. Ou alors elles n'ont jamais été réédité. J'ai donc pensé qu'un "best-of-anthologique-de-ses-compilations", fait maison celui-là, plairait bien à quelqu'un à qui, déjà immergé dans la culture indienne en général, voire bollywodienne en particulier, je pourrais toujours faire (re)découvrir cette voix inoubliable.
Star parmi les stars, Akhtar chanta, durant une carrière qui s'étale sur un quart de siècle, pour les plus grands artistes de l'industrie musicale pakistanaise : M. Ashraf, les frères Tafo... Les initiés qui fréquentent le label Finders Keepers la connaissent d'ores et déjà pour l'avoir entendu sur ces deux merveilleuses compilations dédiées aux musiques de films lollywood que sont "The Sound Of Wonder" et "Life is Dance". C'est d'ailleurs sur la première des deux que l'on retrouve le morceau qui va suivre :
Hélas, le morceau suivant ne figure en revanche ni sur l'une ni sur l'autre :
Bref. Aussi, en piochant ça et là, je pense que je devrais bien aboutir à un résultat qui ne devrait pas être très loin de ceci :
 Ni de cela :
... le tout agrémenté de la touche de psychédélisme qui s'impose. (NB : ce "choix de Nahid" étant à écouter particulièrement pour l'endiablé "Mohabbat Bech Dete" !) On verra bien, qui sait ? A regarder de plus près sa discographie (et sans omettre sa filmographie en ligne), on pourrait se dire qu'il y a de quoi faire. Peut-être qu'un tracklisting suivra peut-être dans les jours qui viennent. Si j'y parviens...